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dimanche 2 mars 2014

140120 Le stress et la splendeur (Mrauk-U - Sittwe - Yangoon)

Après une dernière nuit dans le confort surréaliste du Princess Hôtel et ses lits couverts de pétales, il  est temps de prendre le chemin du retour. Pour aujourd'hui, ce sera : longue croisière jusqu'à Sittwe, puis vol jusqu'à Yangoon. Le départ est fixé à 7h. Nous aurions aimé partir un peu plus tôt pour être sûrs d'attraper notre avion à Sittwe à 13h35, mais le guide du Prince Hôtel nous a assurés que le trajet se ferait en à peu près 4 heures, grâce à notre bateau équipé de deux moteurs...

Les photos et le parcours géolocalisés en cliquant sur la carte ci-dessous...



Princess Mrauk Oo

Le port n'est pas très loin de notre hôtel. Nous y allons en tricycle : un siège étroit sur roue, accolé à un vélo qu'un Birman pas bien gros (mais avec de bons mollets!) s'efforce de faire avancer. Heureusement que le trajet n'est pas long, car ce n'est pas du tout confortable sur ces routes défoncées!

Port de Mrauk-U

Port de Mrauk-U

Sur notre bateau embarquent également des locaux, ce qui nous fait craindre d'avoir à subir quelques arrêts qui nous ralentiront. Arriverons-nous à l'heure à Sittwe?

Port de Mrauk-U

Port de Mrauk-U

Pour ajouter une couche de stress, les autres touristes et le guide du Prince Hôtel sont en retard! Ils n'arrivent qu'à 7h15, et il faut encore les brusquer quelque peu pour qu'ils se dépêchent d'embarquer!

Port de Mrauk-U


Enfin le départ! Notre bateau ne semble pas beaucoup plus rapide que celui que nous avions pris à l'aller. Pour la première partie du trajet heureusement, nous descendons le fleuve, ce qui devrait nous faire gagner un peu de temps.





La fraîcheur matinale est vite remplacée par la chaleur du soleil. La croisière est assez monotone dans ce paysage plutôt plat. Quelques arbres, des champs, des villages, parfois quelques buffles d'eau qui se régalent d'algues...






Lorsque nous rejoignons la mer, la marée est contre nous. De toute façon, nous nous rendons bien compte que notre embarcation n'est (de loin) pas aussi rapide que nous le disait le guide : 11km/h de moyenne, c'est encore plus lent qu'à l'aller, où nous avions fait le trajet en 5h30! Comme il y a 63 km jusqu'à Sittwe, nous en déduisons le temps approximatif de parcours, et ce sera bien plus que les 4h promises! Les deux moteurs du bateau n'y changent rien. Au moins, nous ne faisons aucune escale contrairement à ce nous redoutions...

Donc, départ à 7h20, avec au moins 5h30 de trajet, et un avion qui part à 13h35 : ou ça sera très juste, ou nous raterons l'avion! Inutile de dire que la tension monte… même si le pilote nous indique que nous y serons bientôt. Nous avons beau voir Sittwe à l'horizon, elle se rapproche avec une lenteur désespérante!

A-trip, IgotU GT800 pro

Le pilote a pu avertir l'aéroport qu'il y aurait deux retardataires, et a également commandé un tuk tuk!

Nous touchons enfin terre peu avant 13h, débarquons comme des furies (en prenant soin de ne pas passer à l'eau!) et nous jetons sur un tuk tuk qui arrive, sans savoir si c'est celui qui nous a été réservé!

Un tout jeune homme est au guidon, il est très dégourdi (ou effrayé parce que nous n'arrêtons pas de lui dire de se presser). En tout cas, il fonce à travers la ville. Il doit même se faire un peu peur, car il finit par mettre son casque! Ou plutôt, nous l'attachons pour lui, car il n'arrive pas à le faire tout en pilotant!

Nous arrivons finalement à l'aéroport à 13h05! Une personne nous attend déjà pour nous dire de nous dépêcher (ce qui va largement de soi!). Le temps de donner un pourboire à notre chauffeur pour sa conduite efficace, et nous voilà en train de passer à une vitesse record du guichet au contrôle de sécurité, puis à la salle d'attente! Ouf! L'avion n'est même pas encore arrivé, le stress de toute cette matinée s'en va! Essayez donc, dans tout autre pays, d'arriver à l'aéroport 30 minutes seulement avant un vol...

La distance parcourue depuis Mrauk-U jusqu'à l'aéroport : 74km… en presque 6 heures de temps!

GT800 pro vs Holux GPSport 245, more than 1 km difference

En attendant d'embarquer, nous discutons avec le couple d'Allemands rencontrés à Mrauk U. Ils se rendent directement à Ngapali pour profiter de la plage, alors que nous faisons un petit crochet par Yangoon. Nous les reverrons peut-être en fin de semaine quand nous arriverons à la mer à notre tour...


Arrivée à Yangoon, à l'aéroport domestique, à peine plus imposant que ceux que nous avons vus jusqu'à présent. Nous trouvons rapidement un chauffeur de taxi efficace; la circulation est typiquement celle d'une grande ville asiatique : beaucoup de voitures, des piétons qui traversent prudemment là où ils peuvent (en attendant souvent sur la bande centrale que la voie soit libre!), et aucun deux roues!  Il semblerait que cette dernière particularité vienne du fait qu'un haut dirigeant de la junte militaire a un jour vu sa voiture de luxe emboutie par une moto…

Nous nous posons quelques instants à notre hôtel, profitant de retrouver le contact avec la civilisation grâce au wi-fi. Puis il est temps d'aller découvrir l'édifice religieux le plus important du pays, qui attire notre regard par la fenêtre de notre chambre.

pagode Shwedagon ouest door

Nous y arrivons en quelques minutes de marche, après avoir traversé la route avec toute la prudence requise. Nous entrons par la porte ouest, l'une des quatre entrées placées à chaque point cardinal. La  billetterie pour les étrangers (8 dollars) se situe dans un petit bâtiment à côté de la porte principale, où l'on nous offre aussi une carte du site. 

pagode Shwedagon porte ouest

pagode Shwedagon porte ouest

De longs couloirs remplis de gigantesques colonnes, puis des escaliers roulants, mènent jusqu'au site. Rien que le trajet impressionne, et pourtant le meilleur est encore à venir!

pagode Shwedagon porte ouest

Comment décrire la pagode Shwedagon? Un monument religieux, c'est certain, mais pas seulement. C'est également une sorte de parc d'attractions, avec séances d'ordination ou de divination, cérémonies plus ou moins bruyantes, processions en tous genres. L'endroit est bien rempli : des touristes dans tous les coins, des moines, des nonnes, des gens qui passent ici faire une offrande après le travail. C'est très vivant et on a envie de ne faire qu'une seule chose : prendre son temps et observer ce qui se passe!

Myanmar, paya Shwedagon

Il est difficile de prendre des photos à Shwedagon sans "pollution" visuelle : d'innombrables poteaux et projecteurs d'éclairage nocturne sont dispersés sur le site.

Myanmar, paya Shwedagon
Myanmar, paya Shwedagon

Outre le gigantesque stupa doré qui attire tous les regards, un nombre incalculable de bouddhas s'offre à notre vue. Il y a aussi une multitude de temples où les gens se recueillent, font des offrandes de fruits ou de feuilles d'or.



Myanmar, paya Shwedagon

Myanmar, paya Shwedagon

Même si le trajet n'est pas très long, nous mettons plus d'une heure pour faire un tour complet, tellement nous nous arrêtons sans cesse pour observer et profiter de l'ambiance. Autour du stupa, des stations sont  consacrées aux huit jours de la semaine bouddhique. Les gens vont prier devant le jour qui correspond à celui de leur naissance. Le "Tuesday corner" est celui où va se recueillir Aung San Suu Kyi lorsqu'elle se rend à Shwedagon ; juste au-dessus se trouve d'ailleurs une caméra de surveillance...

Myanmar, paya Shwedagon

Myanmar, paya Shwedagon

Myanmar, paya Shwedagon
Ce gigantesque hommage à la religion ne cesse de nous surprendre, tellement il y a à voir et à entendre. Enormément de dorures, de sculptures, de peintures, de quoi troubler même le dernier des athées!

Myanmar, paya Shwedagon

Myanmar, paya Shwedagon at sunset

Myanmar, paya Shwedagon

Myanmar, paya Shwedagon by night

Lors d'un de nos nombreux arrêts, nous sommes interpellés par un moine désireux de faire un brin de causette. Très aimablement, il se propose de nous faire découvrir les trois endroits de l'esplanade, souvent méconnus du grand public, depuis lesquels on peut apercevoir les reflets lumineux formés par les pierres précieuses qui ornent la pointe du stupa.

A chaque fois, il suffit de se placer à un endroit bien précis pour voir ces rayons lumineux. En bougeant légèrement, on y voit du blanc, du rouge, du jaune ou du vert. Magique!

Ici sur le sommet à gauche, un reflet blanc.

Myanmar, paya Shwedagon by night

Myanmar, paya Shwedagon

Myanmar, paya Shwedagon

Débauche de scintillement, de dorures et autres reflets.

Myanmar, paya Shwedagon


La nuit s'installe, mais le spectacle demeure fascinant. Après avoir fait plusieurs tours de l'esplanade, nous avons encore le sentiment de n'avoir vu qu'une part infime des richesses et trésors dont regorge le site. Mais nous reviendrons à Yangoon et ne manquerons pas de venir nous perdre encore un peu dans ce lieu au rayonnement mystique intense...

Myanmar, paya Shwedagon by night

lundi 27 janvier 2014

140114 Croisière vers Mrauk U (Sittwe - Mrauk U en bateau public)

Les photos et le parcours géolocalisé vous permet de voir les distances et temps de parcours en cliquant sur la carte ci-dessous...

 
Départ de bon matin pour le débarcadère de Sittwe, déplacement en tuktuk d'une dizaine de minutes. L’hôtel nous a réservé le véhicule à notre demande la veille. Nous achetons nos billets au débarcadère pour le bateau gouvernemental à destination de Mrauk U (6 dollars par personne avec à son habitude, la présentation de son passeport contre seulement 1000K pour les locaux soit 1$). C'est pour l'instant encore le seul moyen de rejoindre cette ville, la route étant en principe interdite aux étrangers. Mais les choses sont en train de changer, car nous avons discuté avec un touriste qui a pu faire le trajet en voiture, avec un privé. 150$ peuvent être demandé pour le trajet en voiture privée ainsi qu'en bateau privé.


Nous embarquons à 6h30 sur un vieux ferry à deux niveaux pour un départ à 07h00. On nous attribue le pont supérieur. De nombreux transats y sont disposés, mais sans aucune assise! Celle-ci est placée par le personnel moyennant un petit supplément de 500 kyats. Il y a évidemment bien du monde, car le navire dessert également plusieurs villages avant d'arriver à destination. Il existe aussi des bateaux privés, mais à un tarif que beaucoup ne pourraient pas se permettre. Parmi les passagers, 3 autres touristes et des étudiants qui rentrent chez eux, dont un très sympathique qui engage très vite la conversation.




Comme nous n'avons pas pu prendre le petit déjeuner à l'hôtel et qu'aucune lunch box ne nous a été fournie, nous achetons sur le bateau une petite portion de riz, délicieux. De quoi nous faire tenir pendant les 6 heures de trajet. Non pas que Mrauk U soit si éloignée (env. 64km sur l'eau), mais notre ferry est particulièrement lent, à peine 15 km/h, cela laisse bien du temps pour admirer le paysage.







Bien sûr, être coincés aussi longtemps avec autant de monde permet de faire de nombreux portraits et d'impressions. Certaines personnes sont mêmes particulièrement impatientes de recevoir leur cliché, même si elles en ont déjà des quantités provenant d'autres occasions. Une dame d'un certain âge est particulièrement fière de montrer ses photos et celles de ses filles, et foudroie du regard, voire même invective ceux qui ont le toupet de ne pas paraître intéressés puis part dans une diatribe qui fait que tout le monde la fuit! 



Au moment du départ, nous avons le loisir d'admirer le lever du soleil, un beau spectacle.


La cuisine à bord qui a permis entre autre à nourrir les moines après une collecte d'argent par le personnel de bord.



Les marchands ambulants montent à bord le temps d'une escale à l'autre.


Les photos imprimées pour leur plus grand plaisir et surprise, un excellent moment de partage.







Finalement, après 5h30 de trajet, nous abordons Mrauk U. Les touristes sont tout de suite invités à payer les 5 dollars d'entrée sur le site (validité de plusieurs jours). Après quoi nous traversons tout le village en tuk tuk pour rejoindre notre hôtel, le Prince. La chambre n'est pas tout à fait prête et on nous installe autour de la grande table de la partie restaurant, au milieu des arbres, où nous dégustons de succulentes bananes, puis un excellent plat de nouilles. La famille qui tient l'établissement est très accueillante et nous fournit de nombreux renseignements; pour ne rien gâter, la maîtresse de maison est un vrai cordon-bleu!



Le bateau gouvernemental, il ne navigue pas tous les jours, se renseigner sur les horaires. Il y a aussi un bateau express, 2x par semaine, rejoignant Sittwe en 2 heures seulement.





Notre bungalow est du genre très rustique, mais de belle taille. Après un petit moment de repos, nous partons voir le coucher du soleil. Nous nous déplaçons sur des vélos très simples, une seule vitesse, pas beaucoup de freins, le tout sur des routes plus ou moins défoncées. Très confortable! Malgré le plan du guide touristique et celui fourni à l'hôtel, nous avons un peu de peine à nous repérer et à trouver la colline réputée être un bon spot pour le coucher de soleil. Pas grave, nous en escaladons une autre, couverte de petits stupas en briques. Le soleil se couche alors que s'élève l'habituelle brume du soir, en fait les fumées de tous les foyers de la ville. Si esthétique et si irrespirable à la fois!





La cuisine du Prince avec son chef accroupi à l'arrière


Nous rentrons pour le souper, où nous rencontrons d'autres touristes autour de la table commune. Au menu, un repas bien birman : un poisson et son riz, accompagnés d'une foule de mets plus goûteux les uns que les autres : aubergine cuite, salade de choux, salade de fleures de bananiers, petits pois chiches…qui s'avèrent être de minuscules pommes de terre, etc. Un régal!

L'espace coin à manger pour les clients de l'hôtel au Prince.

Pour ne pas changer, nous nous couchons tôt, car nous nous lèverons aux aurores. De toute manière, il n'y a plus d'électricité entre 23h30 et 5h30! (prévoir de charger les batteries en arrivant à l'hôtel pour éviter les mauvaises surprises de la coupure de courant...)