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dimanche 26 janvier 2014

140113 Chauve-souris contre corneilles (Inlé - Heho - Thandwe - Sittwe)

Top départ pour une journée presque uniquement consacrée aux déplacements.



En quittant Nyaungshwe, nous croisons une belle procession de moines partis récolter les offrandes de nourriture. Le chauffeur attend que tous les moines soient passés avant de continuer la route.


Les mobylettes sont très pratiques, solides et silencieuses, elles servent de transport de personnes, 2-3-voir 4 personnes dessus, ou, un chargement plein à craquer comme ci-dessous.


Notre premier vol nous emmène de Heho jusqu'à Thandwe, près de la plage de Ngapali où nous nous délasserons dans dix jours. Là, nous débarquons pour emprunter un autre vol en direction de Sittwe. Même si l'aéroport est en cours d'agrandissement, on sent ici l'ambiance plus détendue d'une station balnéaire : pendant un long moment, personne au guichet d'Air Mandalay, où nous devons récupérer nos billets de vol. Les bagages sont eux amenés à l'extérieur de l'aéroport, du coup il nous faut sortir de l'enceinte de l'aéroport pour y revenir, un peu du n'importe quoi... Puis tout se fait dans un calme serein.


Le plus amusant reste le contrôle de sécurité. Là encore, personne en vue. Plutôt que d'attendre bêtement, nous franchissons le portique, ce qui déclenche évidemment sonnerie et voyant lumineux. Mais pas de quoi émouvoir qui que ce soit! Plus tard, une personne passera chercher nos billets afin d'y apposer le tampon "sécurité vérifiée", ce qui ne fut absolument pas le cas...



Le second vol est légèrement en retard, mais nous n'avons de toute façon pas de correspondance ensuite. Nous atteignons notre destination du jour, Sittwe, en début d'après-midi. Nous y passerons une nuit avant d'entreprendre la longue croisière qui nous mènera à Mrauk U, deuxième site archéologique du pays. La ville ne sort pas particulièrement du lot, mais offre tout de même quelques attractions, au nombre desquelles l'envol de milliers de roussettes au crépuscule.

Après une petite sieste, nous montons sur la terrasse située au dernier étage de notre hôtel, point de vue idéal pour assister à ce spectacle. Face à nous, dans les grands arbres de l'université de Sittwe, un nombre impressionnant de ces chauve-souris est encore en train de dormir, la tête en bas. 

En même temps, une quantité presque aussi grande de corneilles ne cessent de vouloir leur prendre la place en croassant de façon plutôt agressive. Peu après le coucher du soleil, les roussettes sortent de leur léthargie et s'en vont toutes en direction du sud. Comme elles sont nettement plus grandes que nos minuscules chauve-souris, cela fait un certain effet!


Une fois le spectacle terminé, nous faisons quelques mètres dans la rue et nous attablons dans un petit restaurant voisin. Bon repas de poisson tout simple. Le lendemain, il en sera autre une fois digéré, le ventre ne sera pas d'accord...



Pour finir la soirée, nous arpentons lentement la rue principale et ses petits commerces. Nous rencontrons des gens souriants et acceptant volontiers de poser devant l'objectif.  Comme toujours, jusqu'à présent... La magie de la nuit, un 50mm ouverture 1.4 est nécessaire pour capter toute cette ambiance nocturne.









L'ancienne tour de l'horloge, héritée de l'époque coloniale. Une version plus récente et en état de marche se trouve plus loin, mais sans le charme de celle-ci...






140110 Bouddhas par milliers et profusion d'or (Bagan - Heho - Pindaya - Inle)

Aux aurores, nous prenons congé de notre guide qui, malgré son jeune âge, aura rempli sa mission avec beaucoup de professionnalisme. Nous le recommanderons sans aucune réserve.




Court trajet jusqu'à l'aéroport, où les billets nous sont relativement vite délivrés. Il faut préciser qu'il est impératif de confirmer chaque vol un jour à l'avance pour éviter toute mauvaise surprise.

Petite bourde d'avant départ, nous avons oublié un couteau suisse dans nos bagages à main. Un petit impair qui signifierait la perte dudit couteau dans tout autre aéroport, mais celui-ci est tellement petit qu'il n'y a qu'à passer de l'autre côté de la porte vitrée pour retrouver une valise de soute et y placer l'objet interdit! Par contre, on peut sans autre passer avec son smartphone dans la poche sans devoir le présenter...

Nous voyageons avec Air Mandalay. Des avions identiques du type ATR-72 d'autres compagnies birmanes (Yangoon airways, Air Bagan, air KBZ, Myanma airways) atterrissent les uns après les autres, débarquent leurs passagers, en embarquent d'autres et repartent dans un laps de temps très court. Les billets ne comportent ni heure du vol, ni numéro de place, seulement le numéro du vol. Lorsque l'avion est prêt, une personne brandit une pancarte sur lequel figure ce numéro, et les passagers concernés peuvent embarquer. Pratiquement à l'heure, nous décollons pour Heho, à proximité du lac Inlé.


Sur place, nous ne voyons pas le chauffeur de taxi supposé nous attendre. En tout cas, nos noms ne figurent pas sur les nombreux écriteaux que présentent les agences de voyage. Nous appelons l'hôtel pour avoir la confirmation que le chauffeur est bien présent, le bureau de change nous permettra de passer cet appel gratuitement. Il s'avère que les taxis doivent attendre à l'extérieur de l'aéroport, et après quelques instants nous mettons la main sur le taxi.


Au lieu de mettre le cap sur le lac Inlé, nous partons dans la direction opposée sur 60km vers Pindaya pour une excursion vers une grotte fabuleuse. Nous traversons un joli paysage vallonné et parmi les plus cultivés du Myanmar. Partout, des champs et des gens qui y travaillent, vêtus de tuniques noires et de foulards à carreaux.



Un droit d'entrée, plus une taxe pour l'appareil photo, quand touriste est synonyme de pigeon... 

Ce très beau parcours nous mène jusqu'à la pagode de la grotte naturelle de Shwe Oo Min, une énorme caverne de calcaire remplie de milliers de statues de Bouddhas, la plupart dorées, certaines en teck, marbre, laque, etc. L'accès au village coûte 2 dollars, il y a une taxe de 300K pour l'appareil photo et il faut encore payer 3 dollars pour la grotte, mais personne ne nous demande rien lorsque nous passons l'entrée! A l'intérieur, le spectacle est à couper le souffle. Des statues partout, empilées les unes sur les autres jusque sur les parois de la grotte. Entre elles, de petits chemins, et parfois même de minuscules cavité de méditation que l'on atteint en rampant sur le sol! Au dernier recensement, il y avait 8700 statues, mais nous avons entendu articuler le chiffre de 8900 et des poussières. Certaines ont été déposées là il y a plusieurs siècles, mais d'autres sont récentes, car les pèlerins et les organisations bouddhiques étrangères continuent d'en installer régulièrement. Et il reste encore bien assez de place, car le réseau de grottes et de tunnels naturels est très étendu.


L'éclairage étant de sources différentes (halogène, basse tension, économique) génère ces couleurs différentes que l’œil ne voit pas. Le capteur de balance des blancs de l'appareil photo peine à s'y retrouver.







Après la visite, nous faisons halte au village pour un lunch bienvenu au restaurant Green Tea, qui propose des mets délicieux sur une jolie terrasse au bord d'un petit lac. Même les café et cappucino sont excellents! Si vous passez par là, un arrêt s'impose dans cet excellent endroit. (réservation recommandée!)

Il ne nous reste ensuite plus qu'à rejoindre le lac Inlé en sens inverse pour la nuit. Après Heho, la route descend en serpentant pour rejoindre la vaste plaine sur laquelle se déploie cette étendue d'eau de 22 kilomètres de longueur et 11 de largeur (même si la frontière entre lac et marécages n'est pas nette). 



Juste avant d'arriver au village de Nyaungshwe, notre chauffeur nous propose une visite du monastère Kyaung Shwe Yaunghwe. Excellente idée, car le temple voisin est une vraie splendeur avec ses grands couloirs garnis de centaines de petites niches occupées par des statuettes de Bouddhas, chacune portant le nom de son donateur (dont une au nom de "Nationale Suisse"!). Les parois sont en plus ornées de petits personnages sculptés ou ajoutés du plus bel effet sur la peinture rougeâtre. Nous sommes presque seuls, mis à part quelques petits moines qui posent volontiers pour la photo. Le monastère lui-même n'a rien à envier au temple: les fenêtres ovales de l'ancienne salle d'ordination où méditent les moines en font un lieu idéal pour la photographie. Pas étonnant que nous soyons rapidement entourés d'une nuée de jeunes moines lorsque nous imprimons quelques photos!

monastère Kyaung Shwe Yaunghwe



monastère Kyaung Shwe Yaunghwe




monastère Kyaung Shwe Yaunghwe

monastère Kyaung Shwe Yaunghwe






C'est sur la route que se trouve le péage à touristes, 10$ ou 10€ le sésame pour la région du lac Inlé, mieux payer en $!



Nous atteignons Nyaungshwe à la tombée de la nuit. Notre hôtel, le View Point, est situé sur le grand canal qui rejoint le lac quelques kilomètres plus loin. Tenu par un Genevois, c'est un très bel établissement qui fut d'abord un restaurant pendant 7 ans, avant que des bungalows ne soient installés à l'arrière il y a 3 ans. Et quels bungalows! Disséminés au-dessus de l'eau, ils offrent un confort et un calme divins. Le restaurant, à l'étage du bâtiment principal, est tout aussi excellent, mais il faut bien s'habiller le soir car le lac tout proche rend l'atmosphère particulièrement fraîche en soirée et le matin. A tel point que lorsque nous réservons une excursion en bateau pour le lendemain et que nous précisons vouloir partir tôt pour profiter des brumes matinales sur le lac, le réceptionniste nous parle de "snow" alors que nous utilisons le terme "mist"! On ne va tout de même pas voir des flocons demain matin?!


View Point hotel Nyaungshwe, Inle

View Point hotel Nyaungshwe, Inle

View Point hotel Nyaungshwe, Inle

View Point hotel Nyaungshwe, Inle

View Point hotel Nyaungshwe, Inle

Vue depuis le restaurant du View Point hotel Nyaungshwe, Inle