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lundi 27 janvier 2014

140115 Première journée à Mrauk-U

Les mêmes photos du blog géolocalisées avec le tracé sur google maps en cliquant sur la carte ci-dessous


Journée qui commence de la meilleure façon, avec un lever de soleil sublime sur une colline tout proche de notre hôtel, garnie d'un petit stupa doré. Un seul autre touriste, un Allemand (que nous avions d'ailleurs croisé à Hsipaw). La lumière est splendide sur les collines alentours et sur la mer de brouillard et de fumée qui recouvre les zones les plus basses. C'est un peu moins évident qu'à Bagan, mais on peut tout de même deviner un certain nombre de temples émergeant du brouillard. Le jeu serait de découvrir le nombre de temples et stupas qui se dévoilent dans chaque photo.









Pour nous préparer à la suite, une orgie de pancakes à la banane en guise de petit déjeuner! Puis nous attaquons la zone nord des temples. A nouveau, les informations du guide touristique nous semblent sujettes à caution, ou peut-être mal traduites, car nous avons de la peine à les faire correspondre à la réalité. Mais peu importe, le principal reste la découverte de ces beaux monuments à notre rythme...





Le temple Andaw est particulièrement intéressant, avec ses deux couloirs concentriques octogonaux décorés de nombreuses statues de Bouddha, vision partiellement gâché par la lumière artificielle placée de façon peu discrète. Il est surprenant de voir ces sites magnifiques "protégés" complétements recouverts de câbles et de lampes diverses  immondes pour les éclairer.


Plus loin, l'édifice le plus important, la paya Shittaung, surnommée la pagode aux 80'000 statues (environ 84'000 en réalité) nous impressionne. En plus de la salle principale, elle est bordée de couloirs sombres contenant des statues représentant personnes, animaux, ogres, etc. Sur la terrasse, d'autres sculptures encore, dont une protégée par un grillage; il s'agit d'empêcher les gens de la toucher et de l'abîmer, car elle représente, pour une fois, une scène plutôt érotique…




L'emprunte du pied de Bouddha...





La scène érotique, qu'il a été nécessaire de restaurer puis protéger par un gros grillage

Devant les temples, petites vendeuses, enfants et jeunes moines constituent une autre occasion de faire des photos, et surtout de les imprimer pour leur donner un petit souvenir. 






Arrivent les heures chaudes de la journée. Nous mangeons une bonne soupe sur un stand de nourriture tout proche, où nous retrouvons le touriste allemand croisé ce matin au lever du soleil, (nous avons ainsi pu lui rendre le cache de son objectif mis dans la poche par habitude lorsqu'il nous a demandé de prendre une photo de lui ce matin) en compagnie duquel nous dégustons ensuite une succulente noix de coco, le jus puis la chair.


Juste à côté se trouve le mystérieux temple de Dukkanthein, qui ressemble à un gros bunker surmonté d'un stupa. Rien de fracassant vu de l'extérieur, mais l'intérieur vaut le détour : un unique couloir en forme de spirale, rempli de statues comme il se doit, et aboutissant, après presque trois tours de l'édifice, à la salle centrale où se situent la grande statue de Bouddha entourée de deux plus petites. Profitant de l'absence de touristes, nous revenons à l'entrée pour éteindre l'éclairage artificiel. Grâce à des ouvertures sur tous les côtés de l'édifice, la lumière naturelle arrive partout et suffit juste pour se diriger sans trébucher. C'est bien plus beau comme cela, surtout pour la prise de photos avec le trépied en pause longue.








Pour le coucher du soleil, nous essayons une autre colline, perdue dans la végétation. Le trajet est un peu moins aisé, mais la vue est jolie. Nous terminons la journée par un savoureux souper chez Moe Jerry, restaurant recommandé à juste titre par le guide de voyage même si devenu un peu cher.


Trouver des zones sans éclairage urbain devient difficile pour réaliser ces photos de nuit avec les étoiles, et une lune un peu forte pour permettre un rendu idéal, mais c'est déjà sympa comme ça :)


dimanche 26 janvier 2014

140111 Sur le lac Inlé

Les deux GPS loggeur se sont mis en arrêts de travail, pas de parcours pour aujourd'hui Soit!

Comme nous nous y attendions, la brume est compacte au lever du jour. La température est froide, mais il ne neige évidemment pas! Après un succulent petit déjeuner (inoubliables petits pains et scones maison), nous embarquons sur une pirogue emmenée par un pilote et son aide. La nébulosité sur le canal et le grand nombre d'embarcations donnent un petit air de Venise exotique à cette partie de la ville.





Le canal sort de la ville et continue sur plusieurs kilomètres, entouré de roseaux de part et d'autre. Il est un peu plus de 7h, le soleil vient de se lever et illumine parfaitement la brume matinale. Nous en profitons d'autant plus que nous n'avons pas oublié de nous équiper en habits chauds: veste, bonnet et gants sont fort utiles, même si nous avons également une couverture à notre disposition.



Nous débouchons finalement sur le lac, vaste étendue bordée de nombreux villages. De nombreux îlots de végétation flottent ça et là, on pourrait effectivement se croire sur un marécage. Notre pilote ralentit pour nous laisser admirer la dextérité des pêcheurs, qui manient leur embarcation d'une seule jambe, une technique unique au monde et particulièrement élégante. Bien sûr, l'arrêt est pour eux l'occasion d'obtenir un petit pourboire. 



Autour du lac se tient chaque jour (sauf à la pleine lune) un marché qui change de village tous les cinq jours. Aujourd'hui, le marché se trouve dans un village assez éloigné, Thaung Tho, ce qui garantit une fréquentation touristique un peu moindre. Pour le rejoindre, nous traversons une grande partie du lac, puis des marécages peu profonds où notre embarcation doit se faufiler entre les zones de roseaux. Très joli circuit!




Le marché présente surtout des stands de bois et de nourritures pour les locaux, et les inévitables étals de souvenirs pour les touristes. Nous y passons néanmoins un bon moment, entre photos et impressions papier, petits achats et découverte de spécialités culinaires (galettes frites). 









Nous escaladons ensuite la colline surplombant le village pour visiter la pagode entourée de nombreux stupas. Vu depuis cette hauteur, il est difficile de croire que nous sommes venus en bateau: on ne voit quasiment pas d'eau devant le port, les petits canaux disparaissent complètement derrière la végétation lacustre, et toute la zone ressemble en fait à une immense prairie!





Nous repartons et traversons de pittoresques villages d'habitations sur pilotis. Notre pilote est excellent et s'adapte parfaitement à nos désirs, ralentissant pour nous laisser prendre des photos. A l'arrêt suivant, nous pénétrons dans une fabrique de tissus en lotus et en soie. Très intéressante, la visite nous permet de découvrir chaque étape du tissage, de l'extraction des fils de lotus aux complexes métiers à tisser. Les travailleuses, plutôt âgées, sont très heureuses de recevoir leur portrait en photo et rient en se les échangeant!




Plus loin, nous assistons à la fabrication des cheerots, ces cigares locaux remplis d'herbes, de miel et d'une multitude d'autres ingrédients, mais peu de tabac. Les travailleuses sont cette fois bien plus jeunes, et tout aussi contentes de recevoir une photo. Leur efficacité est admirable : moins de 30 secondes pour fabriquer un cigare avec des gestes parfaitement rodés! 


Passage à l'intérieur d'une grande pagode où sont vénérées cinq statuettes dont la forme originelle a complètement disparu sous les couches de feuilles d'or déposées par les fidèles!



Comme nous avons pris un fastueux petit déjeuner, nous ne ressentons pas le besoin de prendre un lunch dans l'un des nombreux restaurants sur pilotis qui jalonnent notre parcours et pouvons continuer à découvrir la région. Nous passons notamment dans un atelier de fabrication d'objets et bijoux en argent et pierres précieuses. Grande habileté des travailleurs, qui réalisent de fort jolies pièces.

Nous refusons en revanche d'aller voir les femmes girafes, de l'ethnie padaung, dont le cou est entouré de cercles de cuivres. Traditionnellement utilisée pour les rendre moins belles aux yeux des communautés voisines, cette méthode qui déforme la clavicule et les côtes supérieures de ces femmes (au point que beaucoup ne peuvent plus supporter le poids de leur tête sans cet attirail métallique) est aujourd'hui utilisée à des fins purement touristiques. Les femmes padaung sont ainsi emmenées jusqu'en Thaïlande pour le bonheur des touristes, les transformant en animaux de foire. Nous ne souhaitons pas cautionner ce genre de dérive…

Etonnante est en revanche le passage à proximité des jardins flottants, des treillis en bois soutenus par un parterre de végétation où poussent fleurs et légumes (surtout des tomates). Nous avons même la chance de débarquer: on s'enfonce un peu dans l'eau, mais cela flotte!





Enfin, nous terminons par la vista du "monastère des chats sauteurs". Aussi surprenant que cela puisse paraître, des moines ont réussi à dresser des félins et les font sauter à l'intérieur d'un petit cercle! Nous n'assistons pas au spectacle (cela reste des chats, il ne faut tout de même pas trop leur en demander), mais voyons les "stars" et leur progéniture qui attendrissent tous les touristes. La visite vaut tout de même le détour, car le monastère en teck contient une très belle collection de bouddhas antiques.





Après une journée si bien remplie, nous filons sur les eaux limpides du lac vers Nyaungshwe dans la belle lumière de la fin d'après-midi. De retour à l'hôtel, nous profitons d'un bon massage birman dans notre bungalow (quoique légèrement terni au début à cause de notre chauffage qui a décidé de rendre l'âme au même moment, heureusement rapidement remplacé par un autre), puis d'un toujours succulent repas au restaurant, dans une ambiance à nouveau très fraîche. Pour nous réchauffer un peu, nous passons ensuite un long moment au bar, au coin d'un bon feu de cheminée (et en compagnie d'une petite souris qui se faufile entre les réserves de bois!).