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dimanche 26 janvier 2014

140110 Bouddhas par milliers et profusion d'or (Bagan - Heho - Pindaya - Inle)

Aux aurores, nous prenons congé de notre guide qui, malgré son jeune âge, aura rempli sa mission avec beaucoup de professionnalisme. Nous le recommanderons sans aucune réserve.




Court trajet jusqu'à l'aéroport, où les billets nous sont relativement vite délivrés. Il faut préciser qu'il est impératif de confirmer chaque vol un jour à l'avance pour éviter toute mauvaise surprise.

Petite bourde d'avant départ, nous avons oublié un couteau suisse dans nos bagages à main. Un petit impair qui signifierait la perte dudit couteau dans tout autre aéroport, mais celui-ci est tellement petit qu'il n'y a qu'à passer de l'autre côté de la porte vitrée pour retrouver une valise de soute et y placer l'objet interdit! Par contre, on peut sans autre passer avec son smartphone dans la poche sans devoir le présenter...

Nous voyageons avec Air Mandalay. Des avions identiques du type ATR-72 d'autres compagnies birmanes (Yangoon airways, Air Bagan, air KBZ, Myanma airways) atterrissent les uns après les autres, débarquent leurs passagers, en embarquent d'autres et repartent dans un laps de temps très court. Les billets ne comportent ni heure du vol, ni numéro de place, seulement le numéro du vol. Lorsque l'avion est prêt, une personne brandit une pancarte sur lequel figure ce numéro, et les passagers concernés peuvent embarquer. Pratiquement à l'heure, nous décollons pour Heho, à proximité du lac Inlé.


Sur place, nous ne voyons pas le chauffeur de taxi supposé nous attendre. En tout cas, nos noms ne figurent pas sur les nombreux écriteaux que présentent les agences de voyage. Nous appelons l'hôtel pour avoir la confirmation que le chauffeur est bien présent, le bureau de change nous permettra de passer cet appel gratuitement. Il s'avère que les taxis doivent attendre à l'extérieur de l'aéroport, et après quelques instants nous mettons la main sur le taxi.


Au lieu de mettre le cap sur le lac Inlé, nous partons dans la direction opposée sur 60km vers Pindaya pour une excursion vers une grotte fabuleuse. Nous traversons un joli paysage vallonné et parmi les plus cultivés du Myanmar. Partout, des champs et des gens qui y travaillent, vêtus de tuniques noires et de foulards à carreaux.



Un droit d'entrée, plus une taxe pour l'appareil photo, quand touriste est synonyme de pigeon... 

Ce très beau parcours nous mène jusqu'à la pagode de la grotte naturelle de Shwe Oo Min, une énorme caverne de calcaire remplie de milliers de statues de Bouddhas, la plupart dorées, certaines en teck, marbre, laque, etc. L'accès au village coûte 2 dollars, il y a une taxe de 300K pour l'appareil photo et il faut encore payer 3 dollars pour la grotte, mais personne ne nous demande rien lorsque nous passons l'entrée! A l'intérieur, le spectacle est à couper le souffle. Des statues partout, empilées les unes sur les autres jusque sur les parois de la grotte. Entre elles, de petits chemins, et parfois même de minuscules cavité de méditation que l'on atteint en rampant sur le sol! Au dernier recensement, il y avait 8700 statues, mais nous avons entendu articuler le chiffre de 8900 et des poussières. Certaines ont été déposées là il y a plusieurs siècles, mais d'autres sont récentes, car les pèlerins et les organisations bouddhiques étrangères continuent d'en installer régulièrement. Et il reste encore bien assez de place, car le réseau de grottes et de tunnels naturels est très étendu.


L'éclairage étant de sources différentes (halogène, basse tension, économique) génère ces couleurs différentes que l’œil ne voit pas. Le capteur de balance des blancs de l'appareil photo peine à s'y retrouver.







Après la visite, nous faisons halte au village pour un lunch bienvenu au restaurant Green Tea, qui propose des mets délicieux sur une jolie terrasse au bord d'un petit lac. Même les café et cappucino sont excellents! Si vous passez par là, un arrêt s'impose dans cet excellent endroit. (réservation recommandée!)

Il ne nous reste ensuite plus qu'à rejoindre le lac Inlé en sens inverse pour la nuit. Après Heho, la route descend en serpentant pour rejoindre la vaste plaine sur laquelle se déploie cette étendue d'eau de 22 kilomètres de longueur et 11 de largeur (même si la frontière entre lac et marécages n'est pas nette). 



Juste avant d'arriver au village de Nyaungshwe, notre chauffeur nous propose une visite du monastère Kyaung Shwe Yaunghwe. Excellente idée, car le temple voisin est une vraie splendeur avec ses grands couloirs garnis de centaines de petites niches occupées par des statuettes de Bouddhas, chacune portant le nom de son donateur (dont une au nom de "Nationale Suisse"!). Les parois sont en plus ornées de petits personnages sculptés ou ajoutés du plus bel effet sur la peinture rougeâtre. Nous sommes presque seuls, mis à part quelques petits moines qui posent volontiers pour la photo. Le monastère lui-même n'a rien à envier au temple: les fenêtres ovales de l'ancienne salle d'ordination où méditent les moines en font un lieu idéal pour la photographie. Pas étonnant que nous soyons rapidement entourés d'une nuée de jeunes moines lorsque nous imprimons quelques photos!

monastère Kyaung Shwe Yaunghwe



monastère Kyaung Shwe Yaunghwe




monastère Kyaung Shwe Yaunghwe

monastère Kyaung Shwe Yaunghwe






C'est sur la route que se trouve le péage à touristes, 10$ ou 10€ le sésame pour la région du lac Inlé, mieux payer en $!



Nous atteignons Nyaungshwe à la tombée de la nuit. Notre hôtel, le View Point, est situé sur le grand canal qui rejoint le lac quelques kilomètres plus loin. Tenu par un Genevois, c'est un très bel établissement qui fut d'abord un restaurant pendant 7 ans, avant que des bungalows ne soient installés à l'arrière il y a 3 ans. Et quels bungalows! Disséminés au-dessus de l'eau, ils offrent un confort et un calme divins. Le restaurant, à l'étage du bâtiment principal, est tout aussi excellent, mais il faut bien s'habiller le soir car le lac tout proche rend l'atmosphère particulièrement fraîche en soirée et le matin. A tel point que lorsque nous réservons une excursion en bateau pour le lendemain et que nous précisons vouloir partir tôt pour profiter des brumes matinales sur le lac, le réceptionniste nous parle de "snow" alors que nous utilisons le terme "mist"! On ne va tout de même pas voir des flocons demain matin?!


View Point hotel Nyaungshwe, Inle

View Point hotel Nyaungshwe, Inle

View Point hotel Nyaungshwe, Inle

View Point hotel Nyaungshwe, Inle

View Point hotel Nyaungshwe, Inle

Vue depuis le restaurant du View Point hotel Nyaungshwe, Inle

vendredi 10 janvier 2014

140101 Taxi trip autour de Mandalay

Ce n'est pas parce qu'on est le premier jour de l'an qu'il faut se permettre de faire la grasse matinée. Bien au contraire, notre journée commence très tôt, aux alentours de 5h du matin, pour aller voir le lever du soleil sur le pont U Bein, le plus long ouvrage en teck du monde.

Pour ce faire, nous avons réservé un taxi auprès de la compagnie avec laquelle nous avons fait le trajet depuis l'aéroport hier. Pour 80000 kyats (environ 80 dollars, un peu cher payé), notre chauffeur nous fera faire le tour de toutes les curiosités situées au sud de Mandalay, de 05h00 du matin, à environ 19h00.



Première étape, le fameux pont. Après avoir traversé la ville qui s'éveille doucement, nous atteignons cet ouvrage qui enjambe un lac et permet de rejoindre un temple. Les villageois sont assez nombreux à franchir le pont, mais ce n'est apparemment rien comparé à certains autres matins. Séance photo entre les piliers en teck et sur la rive, pendant qu'un soleil rougeoyant s'extirpe de la brume matinale.
  




A notre tour ensuite de déambuler sur le pont pour observer les pêcheurs qui jettent leurs filets à l'eau ou les villageois qui vaquent à leurs occupations.


Notre chauffeur nous emmène ensuite dans un monastère situé à proximité, qui fait également office d'école pour les enfants les plus pauvres. Plusieurs salles de classes sont disséminées dans différents bâtiments. Dans chacune d'entre elles, les enfants étudient plus ou moins sagement ou répètent leurs leçons au moine enseignant. Evidemment, notre passage ne manque pas de les distraire...




En sortant de la partie "scolaire", nous arrivons au tout début de la procession des moines, qui se mettent en file indienne pour rejoindre leur réfectoire, en recevant au passage des dons financier et en nourritures de quelques bouddhistes souhaitant gagner des mérites pour leurs vies futures. L'immense majorité des personnes présentes sont des touristes, appareils photo ou caméra en main. C'est apparemment un passage obligé des circuits touristiques; le côté un peu "zoo" est tout de même assez gênant. C'est l'un des aspects négatifs du tourisme de masse, qui commence à gagner le Myanmar depuis que le pays s'ouvre au monde. Impassibles, les moines avancent pieds nus, gamelle en main, regard baissé.



Comme nous sommes partis très tôt (et pratiquement sans manger, nos estomacs observent toujours ce qui doit être une sorte de trêve de Nouvel An!), une certaine fatigue se fait sentir, d'autant qu'il commence à faire chaud.
Notre périple est pourtant encore loin d'être terminé. Nous franchissons le fleuve Ayeyarwady par un immense pont métallique et rejoignons la colline de Sagaing, sur laquelle se dressent une multitude de stupas blanc et or formant un ensemble saisissant.
Notre visite commence par la terrasse bouddhique de Umin Thounzeh. Nous y découvrons une salle en forme de croissant ornée de 45 statues de Bouddha assis, dans un décor scintillant composé de murs incrustés de fragments de miroirs et de verre. Impressionnant...



Par la suite, nous nous rendons au temple Paya Soon U Ponya Shin, où trône une statue de Bouddha dans une salle assez clinquante, voire un peu kitsch. C'est la plus grande pagode des lieux, avec son stupa doré de 24 mètres de hauteur, érigé en 1312. Depuis la terrasse, la vue sur la plaine est splendide.
La visite est en soi gratuite, mais il faut, bizarrement, s'acquitter d'une taxe pour tout appareil photo ou caméra vidéo!


La colline de Sagaing est parsemée de nombreux temples, dont certains sont largement à l'abandon et colonisés par la nature. Cela ne les rend que plus photogéniques!


Dernière étape pour aujourd'hui : le village d'Inwa, que nous atteignons en traversant le fleuve en pirogue, parmi de nombreux autres touristes. De l'autre côté, nous sommes pris en charge par une armada de petites calèches. Et c'est parti pour un tour des curiosités locales au rythme des poneys! Le plus beau monument est sans conteste le Kyaung Bagaya, un grand monastère en teck datant de 1834 et soutenu par 267 piliers en bois. Le peu de lumière qui pénètre à l'intérieur de l'édifice crée une ambiance magique et toute de sérénité. Les lieux sont pourtant encore habités, il n'y a qu'à voir les globes terrestres suspendus dans un coin pour les leçons de géographie dispensées aux jeunes moines!



Aux arrêts suivants de notre monture, nous découvrons un bel ensemble de stupas en briques en partie délabré, une tour d'horloge penchée depuis un séisme survenu au 19ème siècle, et un grand monastère dont les épais murs garantissent une agréable fraîcheur lorsque le soleil de l'après-midi tape de toutes ses forces.




Une journée extrêmement bien remplie et riche en découvertes, malgré notre état de fatigue. Nous rentrons épuisés à notre hôtel, et nous endormons avant même d'avoir tenté d'aller grignoter quelque chose! Deux jours de suite que nous ne mangeons rien, ou presque. En ajoutant à cela le décalage horaire, nous sommes dans un drôle d'état. Pour nous reposer un peu, nous annulons notre excursion de demain à Mingun au profit d'une grande nuit de sommeil, sans réveil aux aurores...